Une tache sombre en bas du mur, de la peinture qui cloque, une odeur de cave jusque dans le séjour : avant d’appeler qui que ce soit, il faut savoir de quelle humidité on parle. Murprotec traite surtout les remontées capillaires, c’est-à-dire l’eau du sol qui grimpe dans la maçonnerie. Si ta tache vient de la condensation ou d’une fuite, une injection de résine ne changera rien.
Voilà comment faire le tri.
Quelle humidité as-tu vraiment chez toi ?

Trois causes reviennent presque tout le temps, et chacune appelle une réponse différente.
- La condensation : la vapeur de la cuisine, de la douche et du linge se dépose sur les parois froides. Tu la vois dans les coins, derrière les meubles et sur les vitres.
- L’infiltration ou la fuite : l’eau arrive de l’extérieur ou d’une canalisation. La tache grossit après la pluie, ou elle ne s’arrête jamais.
- Les remontées capillaires : l’eau du sol monte dans le mur, un peu comme dans un buvard.
Les remontées capillaires laissent une signature assez nette. Murprotec décrit une bande d’humidité irrégulière entre 40 et 150 cm de haut, des dépôts blancs de sel sur le mur, de la peinture qui cloque, un enduit qui s’effrite et une odeur de renfermé au rez-de-chaussée. Les dégâts apparaissent sur les deux faces du mur, côté intérieur comme côté extérieur.
Mesure aussi l’air de la pièce avec un hygromètre. La plage conseillée par l’ADEME va de 40 à 60 %, et on a détaillé le bon taux d’humidité pour les murs dans un autre article.
Chez nous, le sous-sol du pavillon nous a servi de leçon. Avant d’y aménager la chambre parentale en 2025, on a d’abord laissé un hygromètre dans la pièce, sans poser le moindre placo. Thomas aurait commencé par la cloison. Mesurer avant de construire nous a évité de cacher un problème derrière une plaque.
Que faire soi-même avant de demander un devis ?
Si ton problème ressemble à de la condensation, une injection de résine est de l’argent jeté. Selon la CLCV, l’humidité d’un logement vient le plus souvent d’une ventilation défaillante et d’un air mal renouvelé. On commence donc par là, et ça ne coûte presque rien.
- Aère pendant et après la douche, la cuisine et la lessive.
- Mets un couvercle sur les casseroles et allume la hotte pendant et après la cuisson.
- Fais sécher le linge dehors ou dans une pièce bien ventilée.
- Vérifie que les bouches de ta VMC aspirent bien et ne sont pas encrassées.
Sans VMC, ou avec une VMC à bout de souffle, un plombier-chauffagiste peut poser une VMC simple flux ou double flux. Le double vitrage limite aussi la condensation sur les vitres, ce qui est déjà un bon début quand tu vis dans un logement ancien.
Dans une pièce d’eau, des panneaux étanches pour la salle de bain protègent les murs des projections. Ils ne remplacent pas une extraction d’air correcte, mais ils évitent de refaire la peinture tous les deux ans.
Pour une tache qui revient sans raison, soupçonne d’abord une canalisation. Une fuite se cherche avant de se traiter, et il existe des méthodes pour détecter une fuite d’eau sans casser les murs.
Dernier réflexe : regarde les parois froides. Un mur mal isolé condense plus vite qu’un autre, et l’isolation extérieure avec bardage réchauffe la surface intérieure du mur. Ça ne règle pas tout, mais ça aide.
Que fait Murprotec quand ce sont bien des remontées capillaires ?

Le déroulé est simple. Un spécialiste vient chez toi, repère l’origine de l’humidité et propose un plan d’action chiffré. Murprotec présente cette visite de diagnostic comme offerte, pour une valeur affichée de 350 € TTC. Si les remontées capillaires sont confirmées, le traitement consiste à injecter une barrière étanche à la base du mur, avec une résine qui laisse quand même respirer la maçonnerie.
Un mot d’honnêteté.
Murprotec vend le traitement qu’il diagnostique. Ça ne rend pas le diagnostic faux, mais ça justifie de garder un œil critique. Demande par écrit la cause retenue, les murs concernés, la méthode, la durée de la garantie et ses conditions précises. Demande aussi un second avis ou un second devis, surtout si le montant est élevé. On a nous-mêmes signé un devis trop vite sur d’autres travaux, et c’est une erreur qu’on ne conseille à personne.
Prévois enfin de la patience. Murprotec annonce 12 à 18 mois avant que l’humidité du mur redevienne normale. Un mur gorgé d’eau depuis des années ne sèche pas en un week-end.
Que faire sur le mur après le traitement ?
Ne repeins pas tout de suite. Tant que le mur est humide, la peinture cloquera de nouveau, même si la cause est réglée. Gratte l’enduit abîmé et les sels blancs, laisse le mur respirer, puis refais la finition une fois qu’il est sec. Un enduit gratté fin peut convenir pour redonner un aspect propre à une pièce de service ou à un sous-sol.
Ensuite, ne relâche pas la ventilation. Un mur traité contre l’eau du sol retrouvera de l’humidité si l’air de la pièce ne se renouvelle pas.
Questions fréquentes
Le diagnostic Murprotec est-il vraiment gratuit ?
Murprotec l’affiche comme offert, avec une valeur annoncée de 350 € TTC. Il s’agit d’une visite commerciale, donc tu peux la refuser sans suite. Demande le compte rendu écrit pour pouvoir le montrer à un autre professionnel.
Combien de temps faut-il pour que le mur sèche ?
Murprotec annonce 12 à 18 mois pour que l’humidité redevienne normale après traitement. La durée réelle dépend de l’épaisseur du mur, de sa matière et de la ventilation de la pièce.
Comment distinguer condensation et remontées capillaires ?
La condensation apparaît sur les parois froides, dans les coins et sur les vitres, surtout l’hiver et après la douche. Les remontées capillaires forment une bande irrégulière en bas du mur, avec des sels blancs, toute l’année. En cas de doute, mesure l’humidité avec un hygromètre et demande un second avis.
Peut-on repeindre avant de traiter l’humidité ?
Tu peux, mais la peinture cloquera de nouveau tant que la cause reste active. Traite d’abord l’origine, laisse le mur sécher, puis refais la finition.