Pour une maison de 150 m2, compte de 6 000 à 15 000 euros TTC pour une installation photovoltaïque de 3 à 9 kWc posée par un professionnel. Tout dépend de la puissance que tu choisis. Et les 150 m2 de la maison pèsent peu dans le calcul : ce qui décide du prix, c’est ta consommation d’électricité et la surface de toit que tu peux couvrir.
Combien coûte une installation selon sa puissance ?

Le comparateur Selectra a analysé 11 devis réels, relevés entre septembre 2025 et février 2026. Les prix vont de moins de 6 000 euros pour une petite installation à environ 15 000 euros pour une grande. Le prix au watt-crête baisse quand la puissance monte, ce qui rend les grosses installations plus avantageuses au kilowatt.
| Puissance | Surface de toit approximative | Prix TTC indicatif | Prix au watt-crête |
|---|---|---|---|
| 3 kWc | environ 15 m2 | 6 000 euros au maximum | environ 2 euros |
| 6 kWc | environ 30 m2 | environ 10 000 euros | environ 1,65 euro |
| 9 kWc | environ 45 m2 | environ 15 000 euros | environ 1,65 euro |
Les prix viennent de ce comparateur, et ces devis datent d’avant le changement des aides de juin 2026 (voir plus bas). Les surfaces sont une règle de trois à partir de l’ADEME, qui compte 25 m2 de toit pour 5 kWc. Ton devis réel s’écartera de ces chiffres, c’est normal.
Quelle puissance pour une maison de 150 m2 ?
La surface habitable ne répond pas à la question. Deux maisons de 150 m2 peuvent consommer très différemment, selon le chauffage, le nombre d’occupants et les appareils. Commence par relever ta consommation annuelle en kWh sur ta facture.
Quelques repères de l’ADEME : un foyer consomme en moyenne 2 500 kWh par an hors chauffage, et une installation de 5 kWc (environ 25 m2) produit entre 4 500 et 6 500 kWh par an en France. Une maison qui chauffe à l’électricité consommera nettement plus, et pourra viser une puissance supérieure.
Pour visualiser ce que représente une petite puissance, regarde les appareils qu’un panneau de 300 W peut alimenter. Tu comprendras vite pourquoi une maison entière demande bien plus.
Un conseil de bon sens : baisse d’abord ta consommation avant de dimensionner. Une maison mieux isolée demande moins d’électricité, donc moins de panneaux. Si tu en es là, l’isolation par l’extérieur sous bardage mérite un coup d’oeil.
Qu’est-ce qui fait varier le prix d’un devis à l’autre ?

Deux installations de même puissance peuvent coûter des sommes différentes. D’après le comparateur Selectra, quatre éléments pèsent surtout :
- le type de toiture et la complexité du chantier
- la distance entre le toit et le tableau électrique
- la technologie des cellules, standard ou haut de gamme
- la pose en surimposition ou en intégration au toit
Si ton toit est plat, la pose se fait sur supports, et le budget change. On a détaillé le sujet dans notre guide sur l’installation de panneaux solaires sur un toit plat.
Quelles aides et quel retour sur investissement ?

Pour une petite installation en toiture, l’ADEME annonce une rentabilité sur 10 à 20 ans, selon la région, l’orientation et les aides. La fourchette est large, et c’est honnête : personne ne peut te promettre un chiffre précis sans connaître ton toit et tes habitudes.
Le calcul reste simple. Divise le coût net de l’installation par ce que tu économises chaque année, soit les kWh que tu consommes toi-même multipliés par le prix du kWh, plus la revente du surplus. Plus tu consommes ta production en journée, plus le délai raccourcit.
Côté aides, ça a changé en juin 2026. D’après photovoltaique.info, un arrêté du 1er juin 2026 s’applique aux demandes complètes de raccordement déposées à compter du 5 juin 2026. La prime à l’autoconsommation est supprimée, et les dossiers déposés avant gardent leurs droits. Le surplus est racheté à un tarif unique de 1,1 c€/kWh jusqu’à 100 kWc. La TVA à 5,5 % s’applique jusqu’à 9 kWc, sous conditions : panneaux bas carbone et système de pilotage de l’énergie. Pour un dossier récent, il n’y a donc plus de prime à retrancher du coût net. Pour la revente, notre article sur la vente d’électricité à EDF explique le principe.
Comment vérifier un devis avant de signer ?
L’ADEME recommande de faire appel à un installateur RGE, de demander la preuve de la garantie décennale et de vérifier l’attestation Consuel, qui contrôle la sécurité électrique de l’installation. Elle conseille aussi de contrôler l’orientation du toit (le sud est le plus favorable), les ombres portées par les bâtiments ou les arbres, et les règles d’urbanisme auprès de ta mairie.
On a déjà signé un devis trop vite sur un de nos chantiers, et on ne le referait pas. Demande au moins trois devis détaillés, compare la puissance, le matériel et les garanties, pas seulement le prix final.
Questions fréquentes
Combien de panneaux faut-il pour une maison de 150 m2 ?
Ça dépend de ta consommation et de la puissance de chaque panneau. Pour te repérer, l’ADEME compte environ 25 m2 de toit pour 5 kWc. Ton installateur te donnera le nombre exact de panneaux après avoir étudié ta facture et ton toit.
Un kit plug and play suffit-il pour toute la maison ?
Non. L’ADEME les décrit comme une solution plus simple à installer soi-même, avec des tarifs d’achat généralement inférieurs à 2 euros par watt-crête, et qui peuvent être rentables en 5 à 10 ans. Leur puissance reste modeste. C’est un bon complément, pas une solution pour toute la maison.
Faut-il une autorisation pour poser des panneaux ?
Les règles d’urbanisme varient selon les communes, et l’ADEME conseille de les vérifier auprès de ta mairie avant de signer. Fais-le avant le devis, pas après.
Peut-on revendre l’électricité qu’on ne consomme pas ?
Oui. Pour les demandes complètes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026, le surplus est racheté à un tarif unique de 1,1 c€/kWh jusqu’à 100 kWc, d’après photovoltaique.info. Demande à ton installateur la date de dépôt de ton dossier avant de calculer ta rentabilité.